En France, dès qu’une start-up se plante, on sort les titres pute à click et on fait la leçon.
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En France, dès qu’une start-up se plante, on sort les titres pute à click et on fait la leçon.
Je vais le dire franchement : en France, t’as pas le droit de rater.
Chaque fois qu’une start-up tombe, on sort les cocktail Molotov. On se moque. On écrit des articles pour récolter quelques clics.
Et surtout, on oublie un truc simple : monter une boîte, ça a plus de chance de rater que de réussir. C’est la règle du jeu.
Ynsect vient de se faire défoncer dans la presse. Comme Luko avant. Comme d’autres avant eux. Et ça recommence à chaque fois.
On juge, on rigole, on joue les génies du business.
Mais personne ne voit la réalité : si tu veux des gens qui prennent des risques, il faut accepter que ça se casse la gueule.
Ce climat détruit la motivation de milliers de futurs fondateurs.
Tu lèves des fonds ? On t’attend au tournant.
Tu lèves de l’argent public ? On te soupçonne.
Tu rates ? On te colle une étiquette pour dix ans.
Et plus ça va, plus je me dis que c’est ça, la vraie limite. Pas le capital, pas le talent, pas le marché.
La limite, c’est la façon dont la France traite l’échec.
On ne construit pas un écosystème solide en applaudissant que les “success stories”.
On le construit surtout en relevant ceux qui se sont plantés pour qu’ils reviennent plus forts la deuxième, la troisième ou la quatrième fois.
Aujourd’hui, tout le monde a un avis sur Ynsect.
Moi, j’ai juste du respect.
Pour les fondateurs.
Pour l’ambition.
Pour l’audace.
Et pour le courage de tenter des trucs que personne n’oserait en restant derrière un écran.
Fermez vos gueules et allez monter des boites!