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Jeremy Goillot

Archive / 2025

Chez nous, les employés paient leurs BSPCE 63 % moins cher que les investisseurs du dernier tour.

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Chez nous, les employés paient leurs BSPCE 63 % moins cher que les investisseurs du dernier tour. Et pourtant, ce sont exactement les mêmes actions. Beaucoup de startups fixent le strike price de leurs BSPCE au même niveau que le prix du dernier tour. Résultat : les employés paient trop cher leurs parts et réduisent considérablement leur gain potentiel. Ce que peu de fondateurs savent, c’est qu’il est possible (et totalement légal) de décoter le prix d’exercice pour refléter la vraie valeur des actions ordinaires. On appelle ça la Fair Market Value : une évaluation indépendante qui prend en compte les droits limités des actions ordinaires, les préférences des investisseurs et la faible liquidité des titres employés. Aux États-Unis, c’est une pratique classique sous le nom de 409A valuation. En France, c’est désormais possible aussi : la loi parle de valeur réelle à la date d’attribution. Cette valorisation est réalisée par un cabinet indépendant, coûte entre 3 000 et 9 000 €, prend moins de trois semaines et reste valable six mois. Nous, on l’a fait avec Hugo du cabinet Aurys. Le résultat : une décote de 63,4 % sur le strike, qui permet à nos employés d’avoir un vrai levier financier. Si vous êtes fondateur, c’est probablement le meilleur investissement pour rendre votre equity attractive. Et si vous êtes employé, vérifiez que votre strike est décoté par rapport au dernier tour, sinon, vous laissez de l’argent sur la table.

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